Lundi 29 septembre 2008
Qu'elle est longue la liste macabre des personnalités, acteurs politiques assaninés ou mortes du fait de la responsabilité directe ou indirecte du diable Ibliss Deby.

Commandant Demdjita
Maitre Joseph Béhidi
Abass Koty
Laokein Bardé
Ketté Moise
Ousmane Gam
Youssouf Togoimi

Bichara Digui
Bisso Mamadou
Pascal Yoadimadji
............................
............................


Et dernièrement Docteur Ibni Oumar Mahamat SalehGrand homme parmi les grands !


Combien de civils tués parmi la population innocente du fait des répressions aveugles survenues au Guéra, dans les deux logones, au Ouaddaï, au Moyen Chari, etc.

Combien de combattants tués au sein des différentes rebellions (MDD, FAIDT, FARF, CSNPD, MDJT, FUC, RFC, UFDD, UFCD, et j'en passe)

Combien de soldats tués pour défendre le pouvoir satanique de Deby ?

Jusqu'a quand le laissera t-on nous massacrer ?

A quand le soulèvement ?

A quand la fin du cauchemar ?
Par Ousmane Nadji
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Dimanche 15 juin 2008
Il faut avoir une lecture objective des évènements et reconnaître que l'équipe Sarko avait bel et bien lâché le monstre pendant la dernière offensive sur N'djaména. La position du gouvernement s'est inversée par la suite beaucoup plus à cause de l'impréparation et de la divergence des leaders de l'opposition armée. On espère que les leçons ont été tirées et que la cohésion sera au rendez-vous.

Du courage aux combattants !  Le peuple est derrière vous !






Ils sont quand même bien hypocrites les Nassaras !


Par Ousmane Nadji
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Dimanche 15 juin 2008
Le peuple est fatigué ! Il n'en peut plus !

Il attend impatiemment la fin du cauchemar. Peu importe ce qui va arriver après.

L'urgence est de nous débarrasser du tyran, du monstre, du diable !

Non aux informations fantaisistes !

Par Ousmane Nadji
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Samedi 14 juin 2008
Idriss Deby n’est pas né despote, c’est la soif et l’abus du pouvoir suprême qui ont dressé cette couronne de totalitarisme sur tête. Acculé sur tous les fronts, retranchés dans son palais barricadé, Deby comme Ceausescu s’est enfermé dans une déchéance psychique. La névrose du despote est une pathologie récidiviste. Sentant ses jours en fumée, le dictateur avait en février dernier déraciné les grands arbres de N’djamena et creusé des tranchées autour des principaux axes menant au palais rose. Les stratèges du Prince avaient eu la lumineuse idée de faire de la capitale tchadienne un bunker, pour sécuriser le palais présidentiel des éventuelles attaques des forces de l’Alliance Nationale.

Près de trois mois après les attaques des forces nationalistes, le dictateur tchadien vient de convaincre les plus sceptiques de ses errements. Idriss Deby projette de déguerpir la chambre de commerce, la cathédrale de N’djamena, la direction des douanes et le siège de Pnud. Selon les dernières nouvelles, la direction des douanes est squattée par les éléments de la garde rapprochée. La progression des hommes de l’Alliance Nationale et la déroute enregistrée par la soldatesque de Deby, cette semaine à Abéché, selon un proche du despote, explique cette « folie ». Sous le couvert de l’anonymat, cette source précise « Le Boss-Deby, ndlr - a formellement exigé aux autorités de la municipalité de N’djamena la destruction des bâtiments jouxtant la chambre de commerce, la direction des douanes, le siège de Pnud. Pire, il a ordonné la destruction des édifices autour du palais de justice et jusqu'à la place de l’indépendance. » Selon notre source, cette « paranoïa présidentielle » vise à donner une visibilité autour de la tour d’ivoire de Deby en cas d’une probable attaque éclaire sur la capitale. « Les troupes de l’Alliance Nationale ne doivent pas y trouver un refuge dans ces édifices. » Explique une source militaire française.


La tragédie et la folie du despote tchadien ne sont pas existentielles, mais politiques. Elles mettent à nu l’artificiel, le chauvinisme et le cynisme d’un dictateur replié dans son pays en pleine tourmenté politique, désarticulé qu’il est par un totalitarisme ubuesque alors que le peuple appelle le changement à cor et cris. Bokassa, Ceausescu, Mobutu, Pinochet, l’histoire du totalitarisme nous enseigne que ces despotes, au soir de leur règne sombre dans la folie du pouvoir, un rêve de pouvoir éternel qui se brise dans les durs soubresauts du changement. Deby est un patient pour Freud, il refoule le spectre de la défaite dans subconscient politique.


La Rédaction de Tchadvision


NDLR : Je vous l'avais déjà dit. Déby est fou ! Il est atteint de démence
Par Ousmane Nadji
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Dimanche 25 mai 2008
Que nous manque-t-il pour rendre l’efficacité à la résistance nationale?

Pour mettre la chance du coté de vrais opposants à Deby pour une éventuelle victoire sur la dictature de Ndjamena, nous devons accepter certaines vérités ou remarques mêmes celles les plus dures. Pourquoi est-ce que nous, opposants à la dictature de Deby, ne voulons pas nous dire la vérité? Pourquoi est-ce que nous rejetons du revers des mains toutes les remarques qui ne s’accordent pas à nos opinions? Nous persistons dans des erreurs qui, malheureusement s’amplifient et commencent à se retourner contre nous. Quand quelqu’un d’autre te dit tes défauts, ce n’est évidemment pas un compliment et ça peut être très blessant. Mais si quand même tu prends le temps de réfléchir et de corriger tes lacunes, tu lui retires les mots acerbes des critiques éventuelles et enfin de compte c’est toi qui auras la parole forte demain.

L’article de Joe Al Kongarena, je dois avouer que son audace et l’angle de son analyse m’ont impressionné, est une épée à double tranchant. Selon que l’opposition armée sache récupérer ou non cette sévère autopsie de la résistance, soit elle ralliera de nombreux tchadiens à sa cause (à la défaveur du camp adverse) soit elle dressera une grande majorité de tchadiens contre elle en renforçant le camp adverse. La déclaration selon laquelle l’opposition politico-militaire est vaine et ruineuse est un réel poison qui bouscule les croyances et espoirs de nombreuses personnes en la résistance nationale et surtout sème le doute dans les esprits. Ce doute, je vous mets en garde, est une arme encore plus mortelle car il peut faire très mal à une cause en enlevant la foi de ceux qui croient en la résistance nationale.

Sur cet angle, peu de gens ont vu venir l’auteur de l’article «quelle est l’utilité de l’opposition armée au Tchad?» sur librafrique.com Par ailleurs, la réalité de l’opposition politico-militaire que nous avons connu il ya 3 ou 4ans, c'est-à-dire juste avant la majeure trahison du capitaine Mahamat Nour, n’est plus celle que nous connaissons aujourd’hui. Les problèmes qui avaient causé l’échec des opérations du 13 avril 2006 n’ont jamais trouvé de solutions au moment j’écris et sont devenus même plus complexes qu’auparavant affectant dangereusement la stabilité de l’opposition armée: la course solitaire des groupes ethniques pour l’accaparation du pouvoir s’amplifie à la grande défaveur d’une course d’équipe pouvant donner la victoire à la résistance nationale, œuvre des tchadiens qui croient au changement politique.

En effet, ce fut d’abord les tamas avec la coalition FUC qui avaient échoué en avril 2006 parce que les éléments tamas de l’alliance, qui détenaient les armes les plus puissants et étaient les plus armés, n’écoutaient que Mahamat Nour. Ils avaient voulu faire la part belle aux autres groupes ethniques en fonçant tête baissée à Ndjamena à un moment où ils croyaient que l’armée de Deby ne tiendrait plus. Une démarche peu réfléchie. Nous convenons avec Joe Al que nous ne voyons pas de logique militaire en cette démarche pour vouloir la répéter vu le manque de logistique dans un terrain hostile contrôlé dans les airs par l’ennemi. Malheureusement, personne n’a tiré de leçons de cette aventure esseulée des tamas faisant échouer la cause supérieure que nous défendons.

En 2008, c’est le tour des zagawa et des goranes qui avaient résisté à la tentation jusqu’au-delà de Mongo, faisant un peu mieux que les tamas qui avaient entamé leur course solitaire à partir du Guera. En effet, à deux heures de routes de Ndjamena, les divergences ont éclatés entre les zagawa et les goranes (déclarations non concertées et divergentes) jusqu’à la capitale tchadienne faisant échouer, encore une fois de plus, la cause de la résistance nationale. Les leaders de la résistance, eux-mêmes, sans honte et gêne, ont reconnu et raconté que finalement, arrivés à Ndjamena, ils ne se sont plus entendus. Tout simplement et point barre! Comme pour dire que ce n’est pas grave. Nous chercherons un peu d’essence et recommencerons l’année prochaine, après la saison pluvieuse quand nous pourrons rouler jusqu’à Ndjamena. Qui peut être satisfait d’une telle légèreté? Même pas les dirigeants eux-mêmes.

Au moment où j’écris cet article, les problèmes de la course solitaire des groupes ethniques plutôt qu’une course d’équipe continue de gangrener la résistance nationale.


Demain, ça sera le tour des ouaddaiens de courir seul vers Ndjamena et se casser la baraque au dernier moment. Tant que nous ne réglons pas ces problèmes, ces illogismes, tant que l’opposition politico-militaire ne reconnait pas ses graves manquements internes, toutes les alliances échoueront. Si nous sommes incapables de nous dire cette vérité et que quelqu’un d’autre nous la dis, nous ferons mieux de le remercier et chercher à retrouver la raison. Un troisième échec similaire aux autres finira par agacer les tchadiens. Et tout peut se compliquer. Niez, si vous voulez, l’existence des problèmes internes. Continuez de foncer tête baissée et méprisez la vérité qu’on vous dit et vous verrez bien.

Dit-on que la conscience surgit lorsque l’activité rencontre un échec mais nous n’apprenons rien de nos échecs et n’écoutons pas assez les critiques qui auraient pu nous éclairer. Il ne suffit pas de se battre ou dire que nous devons nous battre parce que c’est notre guerre. Il faut se battre intelligemment pour ne pas fournir des efforts vains.

Le peuple tchadien attend de nous un résultat et nous ne pouvons miser indéfiniment sur la patience. Ce que nous espérons n’est pas un résultat ou un rendement. C’est ce que nous espérons. Point barre! Il est temps de réfléchir à une stratégie gagnante. C’est en observant les démarches solitaires des groupes ethniques que Joe Al écrit que Deby, en tout, est un peu harcelé, incommodé et humilié. Nous ne réussirons pas à avoir ce dictateur si nous ne nous mettons pas ensemble. Deby a le soutien de la famille françafricaine et franc-maçonne. Si nous ne changeons pas, notre résistance a une chance très mince de réaliser le rêve de porter le changement au Tchad. Nous avions tellement appelé à l’unité de tous les opposants et insisté sur la nécessité d’une unité politique de tous. Personne ne nous a entendus. Les abuseurs de tout genre sont tellement nombreux parmi nous que nous ne savons plus qui est qui.

Si la résistance nationale avait des résultats concrets justifiant les énormes pertes pour faire mentir l’analyse de l’article de Joe Al, nous aurions déjà à l’analyse il y a longtemps. Malheureusement, la raison ne se place de notre côté cette fois-ci. J’ai lu de nombreuses réactions et commentaires à cette analyse. En ce qui me concerne, je n’ai pas quitté le ring mais je reconnais avoir procédé une sérieuse remise en question de notre manière de mener ce combat : nos ainés ne s’entendent plus et nous ne réfléchissons plus assez.

Nous dormons dans des rhétoriques routinières ennuyeuses oubliant d’expliquer en profondeur notre cause, de convaincre et rallier les sceptiques. En plus, nous retombons dans des mêmes erreurs de stratégies sans issues. Ce ne sont pas des éléments de réjouissance et de satisfactions pour quelqu’un qui croient en cette cause. Concernant les autres, je remarque qu’on évite le débat sur le fond de l’article. On conteste tout simplement l’usage d’un mot ou on évoque des arguments humanistes. Le problème d’une telle défense, c’est qu’en deçà de l’humanité, il n’ya plus rien, pas une cause qui vaille la peine de défendre. Avec un peu d’humilité à reconnaitre nos défauts et de l’intelligence pour exploiter positivement les critiques pertinents, nous réussirons à offrir le meilleur des rêves au peuple tchadien : porter un réel changement démocratique au Tchad. En passant, merci Joe Al pour ton brillant article.


Le Gars de Mandoul
legarsdemandoul@yahoo.fr

Note de la Rédaction :

Merci à Joe Al, Le gars de Mandoul et à tant d'autres qui donnent de la qualité aux débats en ligne et les tirent vers le Haut. Le Tchad a besoin des talents comme les votres. Chapeau bas !

Par Ousmane Nadji
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Jeudi 22 mai 2008
La grande offensive  rebelle de février 2008 sur N'djaména  a donné lieu à un grand cafouillage dans la communication du gouvernement français sur  la crise.

Au début des évènements, il était question d'un conflit inter-tchadien et que la France ne s'y mêlerait. Il était également question de proposition d'exfiltration du dictateur.

Par la suite, nous avons assisté à un revirement spectactulaire, un virage à 180 degrés. En l'espace de quelques heures le discours a radicalement changé. Il a été subitement
invoqué des arguments aussi bidons que la légitimité du président-voyou, son élection démocratique, la stabilité de la région, etc.

Néanmoins ce dont nous pouvons être sûr c'est que l'échec de février était beaucoup plus du aux dissenssion internes qu'au soutien réel et actif de l'armée française. En effet, rappelez-vous bien  que le président du RFC en son temps avait demandé un partage du pouvoir alors que le bunker Débyque était à portée de fusil. Etait-ce une gaffe monumentale ou un sabotage délibéré du style "si ce n'est pas moi c'est mieux que l'oncle reste en place?"

Ceci dit, ill semble que les choses soient en train de bouger comme nous l'annoncent par bribes certains de nos confrères blogueurs.

Dans la configuration de la future conflagration, on peut retenir les éléments suivants :
- Le Dictateur a perdu deux atouts majeurs que sont le MJE et le RFC qui n'était en fin de compte qu'un élément perturbateur
- L'alliance nationale s'est certainement renforcé en hommes, matériel et surtout en moral

La seule inconnue qui demeure s'est l'attitude du duo Epervier/Eufor. Yaura t-il neutralité ou tentative de sauvetage du dictateur une fois de plus.

Espérons seulement que l'on assiste plus à une poignée de main Déby/Morin come celle de février.





Bref ça risque de chauffer dans les jours qui suivent. Donc Wait and See....








Par Ousmane Nadji
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Lundi 19 mai 2008
Ce n’est pas foutu », s’est écrié Nicolas Sarkozy à Vienne, dans l’Isère, le 13 mai dernier. Il parlait de ses efforts pour relancer la croissance, mais tout le monde a bien compris que c’était son subconscient qui s’exprimait et ramenait au jour le terrible sentiment d’échec qui étreint le président de la République un an après le début de son mandat.

Jamais un responsable suprême de notre pays ne s’était publiquement exprimé ainsi, même si, en privé, beaucoup avaient parfois exprimé leur découragement. Mais ce quinquennat est décidément hors norme. Il a commencé dans d’invraisemblables proclamations (« je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas »), et se termine, est-on tenté de dire tant l’échec a été rapide et apparaît définitif, dans un pathétique déni des réalités qui résonne comme un aveu.

Avant même son élection nous avions présenté la candidature de Sarkozy comme l’ultime tentative du système pour se donner meilleure apparence sans rien changer de fondamental. Les faits n’ont pas tardé à nous donner raison. La « rupture » n’était qu’un slogan de campagne. Tout continue comme avant. L’économie étouffe sous le poids des dépenses publiques, l’administration règne en maître sur chacun des actes des Français, la repentance officielle fustige leur honneur et valide les prétentions d’une immigration conquérante, et six millions de fonctionnaires connaissent une aisance qui a depuis longtemps déserté les classes moyennes du secteur privé. Rien, absolument rien de positif n’a été entrepris par le président de la République pour remédier à cette situation. Ses « 55 réformes » ne sont qu’un empilement de mesurettes qu’aucun observateur compétent et objectif ne peut prendre au sérieux.

Dans un pays qui se refuse depuis trop longtemps à regarder la réalité en face, seul un personnage comme Sarkozy pouvait émerger. Imagine-t-on un chef de guerre se faire élire en n’ayant à promettre que « du sang et des larmes » à un peuple hébété de fausses certitudes ? Le bon côté du choix de mai 2007, c’est qu’au moins une hypothèque est levée. Les Français savent à présent qu’on ne combattra pas la dérive mortelle de notre pays avec des mots. Cela ne veut pas dire que le temps des démagogues est révolu. Mais ils auront désormais moins de chances de se faire entendre.

La France mérite d’être bien gouvernée. Son grand passé, ses réalisations d’hier - et même d’aujourd’hui dans les domaines où l’Etat ne vient pas mettre sa lourde patte - doivent appeler au pouvoir des hommes et des femmes qui n’ont pas choisi d’abriter leur vie sous un statut protégé. La France n’est plus, selon une formule maintenant consacrée, qu’un pays gouverné par des fonctionnaires au profit des fonctionnaires. Et elle est en train d’en mourir. Alors la première des ruptures serait d’interdire toute fonction élective à ceux qui relèvent d’un statut public. Il se produirait alors un grand courant d’air salvateur qui ramènerait au jour les véritables forces vives de la nation et leur permettrait de reconstruire la France à leur image.


Les réformes à accomplir ne relèvent pas d’une alchimie mystérieuse. Elles ont été faites dans tous les pays qui réussissent. Si elles ne peuvent être entreprises en France, c’est parce que ceux qui vivent de l’Etat s’y opposent de toute leur pesanteur. C’est donc eux qu’il faut affronter. Ne pas oser le dire, c’est se condamner à ne pas oser le faire. Et ne pas le faire c’est la certitude de voir se déchaîner de tragiques affrontements où chacun voudra arracher aux autres une part d’un festin réduit aux rogatons à force de bombances indues et d’impéritie étatique. Alors oui, Monsieur Sarkozy, pour vous, « c’est foutu ». Car pour terminer avec un peu d’humour, comme l’avait si bien dit Pierre Dac, « un politicien est cuit quand ses mots ne sont pas crus » !

Claude Reichman

NDLR :
Si c'est foutu pour Sarko, alors ça le sera aussi pour l'alcoolo !

 
Par Ousmane Nadji
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Jeudi 15 mai 2008

Quels sont les forces obscures qui sont en arrière plan des crises tchado-tchadienne, soudano-soudanaises et tchado-soudanaises ? Quels intérêts visent-ils à court, moyen et long termes? Autant de questions qu'il convient de se poser au regard des derniers développements consécutifs à l'attaque de Omdourma-Khartoum

 
"On peut tromper une partie du peuple tout le temps,
On peut tromper tout le peuple un certain temps,
Mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps."

 
Sur la disparition de l'honorable Ibni Oumar Mahamat Saleh on essaie de nous faire croire que le tyran n'y est pour rien, mais ça ne passera pas.  C’est Déby qui en est le premier et l'unique responsable. Que l'ordre de l'arrêter vienne de Mahamat, Hassane, Hisseine,  Laoukoura, ou Ngar, cela ne le disculpe en rien.

 
C oncernant l'offensive des rebelles du MJE sur Omdourman, là également l'implication de Déby ne fait aucun doute malgré que les soit-disant "spécialites" à l'instar
de Alain Marchal interviewé par Boisbouvier sur RFI soient très vite montés au créneau  pour tenter de faire des hypothèses tendant à le disculper.

 
Déby, Khalil Ibrahim sont complètement dépassés par les évènements et ne mesurent pas la gravité de la situation dans laquelle leurs parrains les embarquent.

 
En considérant l'attaque des forces de la défunte CMU(Coordination Militaire Unifiée) en Février où la récente offensive des rebelles du MJE sur Khartoum, il apparaît beaucoup de zones d'ombres. En effet comment comprendre que l'on soit dans une région où la moindre communication puisse être interceptée et que des colonnes de plus d'une centaine de véhicules en mouvement ne puisse être repérées sur plusieurs centaines de kilomèetre .

 

Sur cette simple remarque, on peut analyser les choses de la manière suivante :

1.  En février, les forces de la CMU sont probablement tombés dans un guet-apens. Le dispositif épervier était au courant dès que la première Toyota a franchi la frontière. Une promesse que la France n'interviendrait pas a certainement été obtenue ou espérée.  La route était ainsi ouverte et les zoubbats  ont foncés jusqu'à Massaguet puis N'Djaména. Les dirigeants se sont rendus compte sur place que c'était un traquenard et ils ont du replier.


 2. En ce début mai, les colonnes du MJE et leur déplacement ont du également être repérés très vite par les forces en présence (Eufor, Epervier et Armée soudanaise.) mais on a les a laissé vernir jusqu'aux portes de Khartoum où elles sont très vites défaites et mises en déroute. Très vite les relations déjà exécrables entre les deux régimes connaissent un nouvelle Escalade avec Rupture des relations diplomatiques d'un côté et Fermeture des frontières de l'autre

 

Suite à la panique observée du côté de Déby, les forces maléfiques et malfaisantes qui le soutiennent tentent de lui remonter le moral  à travers leurs machines médiatiques et leurs organes de désinformation avec des déclarations du genre

- "Une attaque rebelle est très peu probable"

- "La disposition mise en place par le gouvernement tchadien est aujourd'hui bien différente de celle de janvier, C'est trois fois 3.000 hommes soit la moitié de l'armée tchadienne"
- "L'offensive de Février a surpris tout le monde".

 
 Tout ça c'est de la propagande visant à décourager
les forces Anti-Déby et à maintenir le monstre dans ses illusions, il ne faut rien y croire, le tyran est fini.

 
Il n'est pas loin de perdre complètement la boule sinon d'aller vers la démence.  Sa dernière décision d'interdire la musique soudanaise sur tout le territoire nationale est révélatrice d'un homme aux abois entouré d'une bande de lâches qu'il a suffisamment terrorisé pour qu'ils aient le courage de contredire ses décisions les plus farfelues.


Quoi qu'il arrive, la fin est Proche !


Par Ousmane Nadji
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Jeudi 8 mai 2008
On dit souvent de notre monstre de président qu'il a une baraka légendaire. On lui prête aussi des qualités de rusé, de stratège, de manipulateur, etc.

Pour notre part, ce que nous lui concédons bien volontiers c'est qu'il est diabolique, sanguinaire, machiavélique, trafiquant, dilapideur de fonds publics, irresponsable et  j'en passe.


Bref si on accepte que notre alcoolique président a une réelle  baraka, peut on alors spéculer sur sa rencontre avec le possible futur président des états-unis Mister Barak Obama Himself.

- Les marabouts de Déby ont-il vu en lui le futur président des états-unis et conseillé à leur maître de le rencontrer pour négocier son soutien?

- Barack a t-il eu de la sympathie pour lui ? On espère que non !

Que d'interrogations. On espère seulement que Barack Obama qui incarne un réel espoir pour des centaines de milions de personnes à travers le monde n'a pas été souillé par cette rencontre avec le frère du diable Ibliss Déby.






























GOD BLESS TCHAD !


Ousmane Nadji

Par Ousmane Nadji
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Jeudi 8 mai 2008
Par Jacques-Marie Bourget (Bakchich)

Le bon président tchadien s’est légèrement fait gruger en voulant rénover son armée. Les vendeurs d’armes ne sont plus ce qu’ils étaient. Misère !

Entre deux verres de château cheval blanc et deux verres de whisky hors d’âge, Idriss Déby pense. Bien sûr, alimenter ce Saint Idriss Bouche d’Or a un prix : 1456,67 euros la bouteille de 2000 et 1809,25 euros celle de 1990. En Afrique il n’y a pas que la famine, il y a aussi la soif. Quant au prix du whisky, mystère. Au palais présidentiel de Ndjamena, c’est comme dans les catalogues ultras chics où on peut lire « prix non communiqué ». En ce moment le cheval blanc et le très vieux malt ont du mal à calmer les colères d’Idriss. Le président en rage a bien raison d’être ivre. Il a dépensé des tonnes d’argent pour acheter des engins de morts. Et ses outils ne sont pas aussi mortels que prévu. Par le truchement d’une petite troupe d’intermédiaires empressés, des « lords of war » qu’on rencontre dans toutes les salles d’attente des dictateurs, Idriss a acheté beaucoup d’armes. Mais surtout des hélicoptères. Ces machines de guerre, « made in Russia » ont été récupérées sur le marché de l’occasion en Egypte. Et ces gros balourds ont du mal à voler selon les critères décrits dans le mode d’emploi.



Idriss en veut un peu à un homme d’affaires libanais, à l’origine de ce marché d’hélicos tapis plus que volants. L’heureux commerçant, lui, s’en fout : il a touché son argent et commence à le dépenser en achetant un très bel appart à Paris. Là où les hélicos volent haut sans aller à vau-l’eau. Instruit par sa mésaventure commerciale, Déby ne veut plus entendre parler que d’un commerce conduit désormais « d’état à état ». Ainsi il a pris langue (non pas Jack) avec les « autorités » ukrainiennes afin d’entretenir, et si possible restaurer, les hélicos russes. De supers mécanos sont donc installés à Ndjamena.


Pour les pilotes, ce n’est pas terrible non plus. Ce n’est pas que l’escadrille de Brésiliens pilote mal, c’est qu’ils pilotent beaucoup. Et comme ils sont payés à l’heure, le taximètre tourne et, au bout du compte, ça fait du cheval blanc en moins. Idriss reproche aussi à ses amateurs de samba de bombarder « bêtement ». Il a raison puisqu’il existe, Bush nous l’a dit, des missiles intelligents. Pour faire la guerre, ces Brésiliens montent trop haut et bombardent à l’aveugle une colonne qui se sait bien plus à l’abri là où on la vise que là où l’on tire. Les chevaliers de l’Apocalypse d’Idriss – ça c’est bien brésilien – font plus de bruit que de mal… à peine née, la nouvelle armée de Déby a donc besoin d’un sévère recadrage. Et, en ville, on a aperçu de nouveaux conseillers qui ressemblent fortement à des rescapés de la bande à Denard. En 1983, pour défendre (contre Kadhafi) le grand démocrate criminel de guerre Hissène Habré (alors président), et défendre aussi son chef d’état major, Idriss Déby, François Mitterrand avait expédié des mercenaires. Vingt cinq ans plus tard, certains d’entre eux n’ont pas oublié le chemin de Ndjamena, terre de barbouzeries.

 

Par Jacques-Marie Bourget

Url : http://www.bakchich.info/article3603.html

Par Ousmane Nadji
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